« Picturie générale 2″, une cohabitation inédite entre l’art et le monde de l’entreprise

Dans une rue populaire du centre d’Alger, entre  le Théâtre National et la rue Bab Azoun, le monde de l’entreprise croise celui de la culture: seize plasticiens algériens investissent les locaux d’une société dans « Picturie générale 2″, une exposition collective inaugurée samedi.

Baptisé « La Baignoire » cet espace aménagé dans un appartement restauré de 1871, réuni jusqu’au 12 avril peintres, photographes, sculpteurs, vidéastes et graphistes dont les oeuvres vont cohabiter avec les employés et les clients de cette entreprise spécialisée dans les ressources humaines.

Dans une ambiance conviviale, artistes, écrivains, cinéastes ou simples curieux, venus en nombre important au vernissage, ont pu ainsi découvrir des tableaux, des installations et des sculptures qui mêlent pour la plupart dérision, opinions politiques et dénonciation de réalités sociales contemporaines.

Ces jeunes plasticiens à la créativité débordante usent également de techniques modernes, comme l’impression numérique ou utilisent des matériaux inhabituels comme l’aluminium et la résine à travers des oeuvres exposées dans les différentes pièces, habituellement réservées aux réunions.

A l’exemple de Walid Bouchouchi qui détourne avec dérision des éléments iconographiques populaires dans « In Ball We Trust », une série de trois tableaux pour dénoncer « la sacralisation » du football en Algérie, explique-t-il.

Le peintre Adel Betounsi propose, pour sa part, une installation vidéo intitulée « Brûlure au coeur » dans laquelle l’artiste, aidé d’un ami, met le feu à ses tableaux sur les hauteurs de la ville d’Annaba, en signe de protestation « contre la perte des valeurs humaines »  qu’il constate dans sa société.

Plus allégorique dans sa démarche, Sofiane Zouggar expose une sculpture titrée « Astrolabe » où deux pieds humains sont posés sur un socle censé représenter cet instrument utilisé par les navigateurs jusqu’au 16e siècle.

Avec cette sculpture en résine, Sofiane Zouggar aborde le thème de l’immigration clandestine, à travers le contraste entre les deux partie de son oeuvre, la première représentant la capacité de s’orienter en mer, tandis que la seconde évoque la désorientation des immigrants.

Un patron engagé et des artistes responsables

Habitués des lieux alternatifs, la majorité des exposants fait partie du collectif « Box 24″ qui propose depuis quelques années des expositions dans un appartement du centre d’Alger, réaménagé en lieu de création et de rencontres artistiques.

Devant « la quasi absence d’espaces » dédiés aux arts, ces plasticiens ont décidé de « se prendre en charge » en « dépassant le stade du simple constat », explique Walid Aïdoud, un des fondateurs du collectif.

Pour le patron de l’entreprise hôte et initiateur du concept, Samir Toumi, cette démarche inédite de « cohabitation » entre artistes, employés et clients de son entreprise, n’est pas « une tentative de se substituer aux galeries d’art » mais une manière d’affirmer une démarche « solidaire » et un engagement social dont doit faire preuve, selon lui, le monde de l’entreprise en Algérie.

Cette démarche qui n’exige ‘ »aucune contrepartie financière » ou « publicité » des artistes se veut également une forme de « sensibilisation » au monde de la culture pour les acteurs de l’entreprise, poursuit ce jeune patron qui est par ailleurs écrivain.

« La Baignoire » accueillera également des ateliers de créations graphiques et des performances musicales, organisés et visibles durant les horaires de travail de cette société.

Vols de câbles électriques : des solutions de « substitution » pour lutter contre le phénomène

Des solutions de « substitution » sont envisagées par le ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication en vue de lutter contre le phénomène du vol de câbles électriques qui prend « de plus en plus de proportions », a révélé samedi à Alger la ministre du secteur, Zohra Derdouri.

« Algérie Télécom est totalement impuissante devant le phénomène du vol de câbles téléphoniques qui prend de plus en plus de proportions. Nous envisageons des solutions alternatives en vue de faire face à cette situation, dont le remplacement des câbles en cuivre par des câbles en fibre optique », a précisé la ministre en marge de la rencontre organisée conjointement avec le ministère du Commerce, en célébration de la « Journée mondiale des droits des consommateurs ».

Mme Derdouri a reconnu que cette procédure « prendra du temps » eu égard à l’étendue du territoire national notamment et précisé que le remplacement des câbles concernera notamment les zones industrielles, particulièrement affectées par le phénomène de vols.

Ces dernières années, Algérie Télécom a enregistré des préjudices financiers considérables à la suite d’innombrables vols de câbles électriques lui appartenant et perpétrés par des individus qui agissent souvent en réseaux organisés, et ce, à travers de nombreuses régions du territoire national.

Ligue 1 (23 journée): l’USM Alger prend option sur le titre, le CRB et le MCO respirent

L’USM Alger vainqueur sur le fil contre le MC El Eulma (2-1) porte à huit points son avance sur son dauphin l’ES Setif, battue sur sa pelouse par la JS Kabylie (0-2), tandis qu’en bas de classement le CR Belouizdad et le MC Oran ont réalisé une bonne opération dans la course pour le maintien, lors de la 23e journée du championnat d’Algérie de Ligue 1 professionnelle disputée samedi.

L’USMA a souffert le martyr pour empocher les trois points de la victoire contre une coriace équipe du MCEl Eulma au stade Omar Hamadi dans un match à rebondissements.

Surpris par un but de Bentayeb à un quart d’heure de la fin, les Usmistes ont renversé la vapeur dans les dernières minutes de la partie en égalisant tout d’abord par le défenseur Mefath dont c’est le 3e but de la saison, avant que le remplaçant Seguer ne donne l’avantage à son équipe à 6 minutes de la fin.

A la faveur de cette victoire, la 15e de la saison, l’USM Alger a pris une sérieuse option sur le titre de champion d’Algérie.

Le dauphin l’ES Setif s’est incliné pour la seconde fois de la saison sur sa pelouse face à la JS Kabylie (0-2) et laisse filer les Usmistes en tête du classement avec huit points d’avance à sept journées de la fin.

Un but du goleador camerounais Ebossé à la 9e minute et un second du jeune Rayeh à un quart d’heure de la fin ont permis à la JSK de remonter à la 3e place au classement aux dépens du MC Alger, tenu en échec par le RC Arbaa (0-0).

L’ASO Chlef a renoué pour sa part avec la victoire après trois défaites de rang, en battant difficilement le CA Bordj Bou Arreridj (1-0) grâce à une réalisation de Boussaid à la demi-heure de jeu.

Dans le bas du classement, le CR Belouizdad et le MC Oran, vainqueurs respectivement du MO Béjaïa (1-0) et de la JS Saoura (4-1), sont les grands bénéficiaires de cette journée. Les deux équipes partagent la 12e place avec 24 points soit quatre longueurs d’avance sur le premier relégable le CRB Ain Fekroun, défait à domicile par le CS Constantine (0-2).

Le match à six points entre les deux mal classés, le CRB et le MOB a été intense et a fini par sourire aux Belouizdadis grâce à un but libérateur de l’Egyptien Ahmed Fethi à la 69 minute.

Une précieuse victoire des hommes de Hocine Yahi, lesquels reviennent désormais à trois longueurs de leur adversaire du jour.

Le coach du CRB  n’a pas caché sa satisfaction après ce succès à l’arrachée contre le MOB.  » C’est une victoire très importante dans notre lutte pour le maintien, d’autant plus que le CRB Ain Fekroun s’est incliné sur sa pelouse. Rien n’est encore joué, la bataille pour le maintien sera longue et rude  » a-t-il déclaré à l’issue de la partie.

De son côté, le MC Oran a enregistré sa première victoire en 2014 en dominant largement la JS Saoura (4-1). Deux doublés de Dougoulou et Fekkih ont offert les trois points de la victoire aux protégés de Belatoui, lesquels se donnent un peu d’air.

En revanche, le CRB Ain Fekroun (14e) est le grand perdant de cette journée après sa défaite sur sa pelouse devant le CS Constantine dans un match émaillé d’incidents et qui s’est arrêté de longues minutes après l’envahissement du terrain par des supporters suivi d’une agression sur l’un des arbitres assistants.

Des buts de Hadiouche (4e) et Boulemdais (55) ont enfoncé un peu plus le CRB Ain Fekroun dans le bas du classement, en attendant le match de la lanterne rouge la JSM Béjaïa contre l’USM El Harrach reporté au mardi 18 mars en raison du mauvais temps.

Céréales : hausse de 13% des importations de l’Algérie en janvier 2014

Les importations algériennes de céréales ont atteint 248,75 millions de dollars en janvier dernier contre 219,85 millions de dollars le même mois en 2013, en hausse de 13,14%, a-t-on appris auprès des Douanes algériennes.

Les quantités importées de céréales ont également augmenté de plus de 44%, passant de près de 619 tonnes en janvier 2013 à près de 892 tonnes durant le même mois en 2014, selon le Centre national de l’informatique et des statistiques (Cnis) des Douanes.

La facture des importations de blé, qui a connu une stagnation durant l’année écoulée, a enregistré une légère hausse de 1,99%, passant de 158,47 millions de dollars à 161,63 millions de dollars durant la même période de référence.

Pour les quantités importées, elles ont totalisé plus de 528 tonnes en janvier dernier contre 423 tonnes à la même période de l’année écoulée, enregistrant ainsi une augmentation de 24,8%, précise encore le centre.

Par ailleurs, le Cnis relève que les importations d’orge ont atteint 21,51 millions de dollars pour une quantité de 81 tonnes durant la même période de référence, en baisse de plus de 16,6% en termes de valeur.

Pour les achats de maïs, les Douanes relèvent qu’elles ont totalisé 65,61 millions de dollars pour une quantité de 281 tonnes, contre 35,55 millions de dollars et une quantité de 116 tonnes.

En 2013, les importations de céréales ont totalisé 3,16 milliards de dollars, contre 3,18 milliards de dollars en 2012, reculant de 0,62%, alors que les quantités importées ont augmenté de 2,55% pour atteindre 10,03 millions de tonnes.

La facture des importations de blé a connu une stagnation durant l’année écoulée pour atteindre 2,12 milliards de dollars par rapport à 2012.

La production céréalière de l’Algérie lors de la saison agricole 2012-2013 a atteint 49,1 millions de quintaux, en baisse de 900.000 quintaux par rapport à la saison précédente. Ce recul de la production s’explique, selon les professionnels, par la sécheresse qui a touché durant cette période les wilayas de l’Est du pays, d’où provient le gros de la récolte nationale céréalière. A cet effet, l’État a décidé de soutenir les agriculteurs pour créer de nouveaux périmètres irrigués en vue d’accroître la production mais surtout d’améliorer le rendement par hectare.

Le lac de Reghaïa, réceptacle de déchets industriels hautement toxiques

Des rejets industriels hautement toxiques continuent d’être déversés dans le lac de Reghaïa (est d’Alger), classé « réserve naturelle d’importance internationale » en juin 2003, a-t-on appris mardi auprès du directeur des Ressources en eau (DRE) de la wilaya d’Alger, Smain Amirouche.

Selon M. Amirouche, les complexes industriels implantés dans cette zone déversent à longueur d’année leurs rejets industriels sur le lac de Reghaïa,  »faute de pouvoir les traiter à la station d’épuration de la ville, qui risquerait de tomber en panne, car n’étant pas équipée pour cette tâche. »

« Oued Reghaïa se déverse dans le lac de Reghaïa, classé patrimoine mondial. Avec la station d’épuration de cette ville, nous avons sensiblement amélioré la qualité de l’eau du lac. Mais, il y a encore des arrivées d’eaux d’origine industrielle qui s’y déversent en provenance de la zone industrielle Rouïba-Reghaïa », a précisé M. Amirouche.

Ces « quelques arrivées d’eaux toxiques se déversent dans le lac, connu pour ses espèces animales et végétales rares dans le monde, faute de pouvoir les traiter au niveau de la station d’épuration de la ville », explique-t-il à l’APS.

« La mauvaise qualité de ces rejets industriels risque de mettre en difficulté la station d’épuration (de Reghaïa). Cette station utilise le système de boue activée, à base de bactéries, dans le processus d’épuration. Les produits toxiques chimiques tuent les bactéries, cela veut dire que la station s’arrête », a expliqué le DRE.

Pour éviter l’arrêt de la station d’épuration, les autorités ont pris la décision de « refuser de raccorder les rejets de certaines industries » de la zone Reghaïa-Rouïba. Ne pouvant être recyclées, ces eaux, contenant d’importantes quantités de produits chimiques hautement toxiques, sont rejetées par les usines dans l’oued Reghaïa, et directement ensuite dans le lac éponyme.

La détérioration continue de la qualité de l’eau du lac de Reghaïa par les déversements de matières solides, chimiques et des rejets des eaux usées, menace de disparition plusieurs espèces animales et végétales protégées, et constitue une grande inquiétude, selon la direction du centre cynégétique de Reghaïa.

« La plus grande contrainte à la préservation du lac de Reghaïa, c’est la détérioration du plan d’eau par les déversement des oueds El Biar et Reghaïa, pollués par les eaux usées et chargées de matières chimiques. Des oueds qui ne sont pas raccordés à la station d’épuration de la ville », a déploré le directeur du centre, Abdelghani Boumessaoud à l’occasion de la journée mondiale des zones humides.

Par y remédier, estime le DRE de la wilaya d’Alger, des actions sont entreprises en direction des industriels du parc Rouïba-Reghaïa, afin de les obliger à traiter eux-mêmes leurs rejets, à leur niveau, en se dotant de mini-stations d’épuration. « Nous sommes en train d’obliger les industriels à se doter de systèmes de pré-traitement. Certains parmi eux en sont déjà dotés. Les choses s’améliorent », a-t-il estimé.

En plus de mini-stations de pré-traitement, le DRE annonce un projet d’une station d’épuration qui traitera tous les rejets de la zone industrielle Rouïba-Reghaïa, le plus grand site à l’échelle du pays, avec une superficie de 1.000 hectares avec la présence de 242 entreprises qui emploient plus de 27.000 personnes.

La réalisation de cette station, a-t-il précisé, est inscrite au programme de réaménagement de ce parc industriel, initié par le ministère du Développement industriel et de la promotion de l’investissement. Mais, les travaux de réalisation de cette station tardent à être lancés.

S’agissant du projet d’aménagement d’Oued Reghaïa, long de trois kilomètres, qui prend naissance dans la wilaya limitrophe de Boumerdès (haouch El Makhfi) et qui se déverse dans le lac de Reghaïa, M. Amirouche a affirmé que l’étude et terminée et que les travaux sont proposés à la réalisation dans le cadre du prochain programme quinquennal 2015-2019.

« Les études d’aménagement de Oued Reghaïa sont terminées. Le projet portera sur son traitement et son aménagement. Dans la partie amont, l’eau n’est pas très polluée. C’est en aval qu’il y a beaucoup de rejets industriels et domestiques. Si on a le financement, on lancera les travaux en 2016″, a indiqué le DRE.

Délaissés, les bigaradiers de Blida dépérissent

En ce début de printemps, où les plantes et végétaux revêtent leur vert éclatant, une question persistante revient sur toutes les lèvres à Blida, où tout un chacun s’interroge sur les causes de la non cueillette des fruits des bigaradiers (Citrus Aurantium) « larendj », ou orangers amers, plantés le long des grands boulevards de la ville.

« Nous sommes en mars et les bigaradiers ploient sous le poids de leurs fruits murs », s’interrogent instamment les habitants de Blida, en regardant, avec une pointe d’amertume, les belles bigarades qui commencent à choir, faute de n’avoir pas été cueillies à leur mûrissement, et dont le pourrissement au sol, ajoutent à la « disgrâce » de l’environnement et des arbres, dont certains portent comme des étendards de nombreux sachets en plastique, accrochés à leurs épineuses branches par des vents contraires.

Un environnement déjà mis à mal par cette image désolante de groupes d’enfants et d’adolescents organisant des batailles rangées, à coups d’oranges amères, un fruit qui semble ne plus trouver preneur, qu’auprès de ces bambins qui en agrémentent leurs jeux.

Ainsi en est-il de la Ville des roses, où les orangers et bigaradiers, jadis plantés, par les Andalous, pour agrémenter la beauté de ses rues, risquent désormais de faire partie d’un passé révolu.

Selon l’historien attitré de la ville de Blida, Youcef Ouraghi, les Andalous avaient introduit le bigaradier à partir de la ville espagnole de Valence, pour le planter tout autour de la ville, en une sorte de ceinture verte aux odeurs enivrantes de la fleur d’oranger.

Aujourd’hui, cette ceinture est formée d’au moins un millier de bigaradiers centenaires, s’étendant tout au long du boulevard Colonel Lotfi, à Sidi Yakoub, en passant par le Boulevard Bouguera, jusqu’à la place 1er Novembre (ou Placette Ettoute). Elle descend ensuite vers le boulevard Larbi Tebessi, puis la rue Mahdjoub Boualem (Bab Dzaïr).

Ces arbres occupent les lieux et places des anciennes portes et remparts de l’antique petite ville de « Belda », fondée par le saint patron de Blida, Sid Ahmed Lekbir, à l’instar de Bab Lekbour, Bab Sebt, Bab Lekhouikha, Bab Dzaïr, et Bab Rahba, peut-on constater.

Laisser les fruits sur l’arbre : un facteur préjudiciable

« Ne pas cueillir les fruits murs sur les arbres est un facteur préjudiciable pour ces derniers. Cela réduit leur rendement et ternit la couleur de leur troncs », assurent des agriculteurs de la wilaya.

La dégénérescence lente de ces arbres est visible, ces dernières années. Leurs troncs et branches sont devenus noirâtres et une couleur jaunâtre a remplacé le vert foncé de leurs feuillages.

En outre, la floraison de ces arbres, qui donnait lieu à de belles fleurs très odorantes, attendues impatiemment par les amateurs de distillation d’eau de rose et de fleurs d’oranger, a nettement diminuée, de nos jours.

« Cependant, il est possible de traiter ces arbres avec des produits phytosanitaires », estiment ces spécialistes, qui se désolent que cela ne soit pas fait.

La vente des oranges amères : une rentrée d’argent pour la commune

Jadis, la cueillette des oranges amères et leur vente à des unités locales de transformation, constituait une rentrée d’argent non négligeable pour la commune.

Cette opération qui se faisait habituellement au début de chaque année, n’est plus de mise. « L’oranger amer, symbole vivant de la Ville des roses, est aujourd’hui abandonné à son triste sort, au risque de le voir disparaître, un jour », déplore M. Ouraghi.

Plein de nostalgie, Ammi Youcef se remémore le temps où les récoltes abondantes d’oranges amères étaient écoulées au profit d’unités de transformation et autres conserveries locales, qui en faisaient de délicieuses marmelades, et des arômes pour les gâteaux.

L’orange amère est un antibiotique naturel très indiqué dans les problèmes de l’appareil respiratoire. Ses fleurs, aux fragrances très fortes, sont exploitées dans la distillation de l’eau de rose, « une pratique dont la réputation a dépassé les frontières nationales », observe-t-il.

Aujourd’hui le citoyen de Blida estime qu’il est, pour le moins, aberrant de planter de palmiers dans une ville de la Mitidja, réputée pour être l’une des plus fertiles plaines au monde, au moment où son emblème vivant (l’oranger amer) est dédaigné par les gestionnaires de la cité.

Aussi, de nombreux habitants de la ville réclament « une réhabilitation » de cet arbre emblématique, pour que Blida préserve « son cachet de Ville des roses et des orangers ».

Chérifa n’est plus

La chanteuse algérienne d’expression kabyle Chérifa est décédée à Alger dans la nuit de jeudi à vendredi à l’âge de 86 ans, a annoncé la Radio algérienne. Cherifa, Ouardia Bouchemlal de son vrai nom, est née le 9 janvier 1926 dans le village de Aït Halla de la commune d’Ilmayen, dans la région d’Akbou, à Bordj Bou Arreridj. Dans les années 1940, elle chante à la radio et s’impose rapidement comme la maîtresse du chant kabyle. Pendant des années, elle part en tournées en Algérie et enregistre de nombreux succès, de sa composition, ou puisés dans le patrimoine folklorique. Abka Wala Khir Ay Akbou, Aya Zerzour, Azwaw (réarrangée et interprétée par Idir) et Sniwa d ifendjalen figurent parmi les pièces de référence de la chanteuse traditionnelle, très reprises par les artistes et que le public affectionne en particulier. A l’étranger, depuis les années 1990, la défunte s’est produite en France, en 1993 à l’Olympia, en 1994 à l’Opéra Bastille et en 2006 au Zénith de Paris. Chantant la vie sous tous ses aspects, Chérifa était célèbre entre autres, pour ses préludes (Achouiq) et des chants d’amour (Ahiha). Les poèmes et les mélodies qu’elle a composés se comptent par centaines et sont régulièrement repris. Tardivement reconnue, Chérifa s’inspirait de ses souffrances pour écrire et composer ses chansons. Artiste populaire, son œuvre émane de son expérience dans la vie, elle sera inhumée samedi au village d’Ilmayen, dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj.

ORIGIN PC dévoile son boîtier desktop CHRONOS

Loin d’être mort, l’ordinateur fixe continue de faire de nombreux émules, et il y en a pour tous les goûts, tous les besoins. Les boîtiers desktop sont plébiscités pour leur compacité, idéale sûr un petit bureau. ORIGIN PC dévoile ainsi son boîtier CHRONOS, aux possibilités extrêmement intéressantes.

Pendant longtemps réservé à ceux qui n’ont qu’un usage courant de l’informatique, le boîtier desktop permet aujourd’hui bien davantage et sert aussi les gamers notamment. Avec le CHRONOS, vous pourrez par exemple intégrer un processeur Intel Core i7 de 4ème génération, une carte graphique NVIDIA GeForce GTX TITAN BLACK ainsi que le système de water-cooling FROSTBYTE 120 d’ORIGIN PC, idéale pour pratiquer l’overclocking.

Son orientation horizontale ou verticale et ses dimensions compactes (10x38x35 cm) sauront faire le bonheur de ceux qui sont en manque de place mais qui ne veulent pas sacrifier les performances. Le CHRONOS est disponible dès aujourd’hui, les configurations complètes débutent à 1 199$ (865€).

La soie d’araignée bientôt commercialisée ?

Si vous vous intéressez aux innovations technologiques, notamment en terme de matériaux, vous avez dû entendre parler de la soie d’araignée et de son incroyable résistance. Malheureusement, la production d’une telle soie synthétique était relativement complexe, jusqu’à cette découverte.

La soie d’araignée est environ cinq fois plus résistante que l’acier et trois fois plus que le kevlar tout en étant incroyablement légère et très bonne conductrice de chaleur. Electronique, habillement, matériel militaire, ses domaines d’application pourraient être infinis. Et pourtant, avant de pouvoir vraiment en profiter, il faut trouver le moyen de la produire à des coûts raisonnables.

Avec quelques manipulations génétiques, la société allemande AMSilk a élaboré une souche de la bactérie E. Coli capable de fabriquer la protéine tressée naturellement par les araignées. Pour l’heure, elle se contente de produire ladite protéine pour la vendre, notamment aux entreprises de cosmétiques. Les utilisations de la molécule en elle-même sont nombreuses mais la prochaine étape reste logiquement la soie, et il existe déjà quelques méthodes permettant de la produire à moindre coût. Selon les dirigeants de AMSilk, on pourrait s’attendre à la voir débarquer sur le marché à l’horizon 2016, au plus tôt.

Les Etoiles de la Mort existent pour de vrai !

A tous ceux qui pensaient d’Alderaan était la seule planète à avoir été annihilée par ce genre d’Etoile, la science vient d’apporter son grain de sel. Il existe bel et bien des Etoiles noires et des Etoiles de la Mort dans l’Univers, causant régulièrement la mort de jeunes planètes innocentes.

En guise de superlaser Mark 1, ces Etoiles de la Mort – plus de 16 fois la taille de notre Soleil tout de même – émettent d’énormes quantités de radiation ultraviolette pouvant littéralement faire exploser les plus jeunes systèmes planétaires.

En utilisant le « Atacama Large Millimeter/submillimeter Array » (ALMA), des chercheurs américains et canadiens ont focalisé leurs observations sur des protoétoiles – des étoiles en devenir – pour s’apercevoir que, régulièrement, celles-ci disparaissent purement et simplement de la carte, la faute à l’intense rayonnement d’une étoile géante située non loin.

Avec l’ALMA, les chercheurs ont aussi pu quantifier la poussière, les gaz et autres matériaux embarqués dans ces protoétoiles. Sous les rayonnements UV d’une énorme étoile, les quantités sont moitié moindres que celles nécessaires pour former une planète comme Jupiter par exemple.

Ces études pourraient à terme nous indiquer à quel point notre système solaire est commun et, peut-être, affiner encore la définition des zones pouvant potentiellement abriter la vie.